Samedi 10 mai 2008

Bienvenue

Nous sommes nés, nous vivons et nous travaillons dans un des plus beaux départements de France : les Bouches du Rhône. Le 13.

Oh! Le 13 ça va Marseille ? Aller l'OM !!!

Et non fada ! Les Bouches du Rhône ce n'est pas que l'OM, ce n'est pas seulement Marseille. Nous en sommes fiers bien sûr! Mais c'est encore plus...
C'est une mer de rêve : "la grande bleue", des massifs montagneux, des villages pittoresques au passé chargé d'histoires vraies et de "galéjades", c'est la douceur du climat, la richesse culturelle, des traditions encore vivantes, un esprit de tolérance, un peu chauvin mais tolérant, une convivialité légendaire, une langue, c'est l'accent.  Bref... Toute une variété de paysages, de sentiments et d'émotions, de savoir. C'est ça les Bouches du Rhône... Ici le moindre caillou est un manuel d'histoire.

Alors si vous rencontrez un "13" pensez d'abord et avant tout aux écrivains, aux poètes, aux félibres qui ont défendu la "causo" : la langue provençale. Pensez aux peintres qui ont gorgé leurs toiles de lumière et de soleil. Ensuite, développez votre odorat pour humer l'odeur des pins, les senteurs du thym, de la sariette, du romarin. Laissez-vous enivrer par les parfums des cistes. Laissez-vous fouetter le visage par les rafales du Mistral. Laissez-vous enfin, envahir par les histoires et les légendes.

"Lou Journalet" ne va pas faire l'apologie de tout cet héritage.  Il n'en a ni les moyens, ni la science. Il en fera état occasionnellement au fil de l'inspiration. Il est plutôt tourné vers un quotidien plus ordinaire, plus présent, vers une tranche de vie , vers la poésie qui se dégage de ce décor magnifique et de cet environnement enchanteur. Sans compter les "coups de gueule" qui viendront pimenter cette sauce. Nous avons le sang chaud en Provence et l'actualité, surtout politique, nous fait souvent "sortir de nos gonds"!

Enfin, les récits de quelques escapades hors des frontières naturelles que sont les Alpilles, le Rhône, la Durance et la Méditerranée, viendront enrichir les articles prévus à cet effet.

Au sommaire donc : un kaleidoscope d'images, de poésie, de réflexion, de réaction et de nouvelles traitant de tous les sujets avec un accent quand même, mis sur la Prouvenço. Normal non ?

Benvengudo ! .....Gramaci et... A bèn leù !




                                                                                             





















 


Par Sendi - Publié dans : Présentation
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Dimanche 11 mai 2008

Pauvre Provence, pauvres Provençaux...

Disèn qu'aman nosto Prouvènço
Mai, s'acò èro la verita,
Aurian-ti aquelo inchaiènço
En la vesènt tant s'arrouina ?
Nous disons l'aimer notre Provence
Mais si c'était la vérité, aurions-nous cette nonchalance
En la voyant se dépersonnaliser ?



Se l'amavian tant qu'acò
Ladournarian-ti i reboussié ?
La chabirian-ti sènso remors ?
Pèr de l'argènt, pèr lou proufié ?
Crese qu'aqui avèn tort.

Si nous l'aimions tant que ça
La donnerions-nous aux spéculateurs ?
La vendrions-nous sans remord ?
Pour de l'argent, pour le profit ?
Je crois que là nous avons tort.



Se l'amavian nosto Prouvènço,
Sèmblo que la proutegirian,
Aceitarian pas lis oufènso
Que tant de persouno ié fan,
Assegurian sa defènso.
Si nous l'aimions notre Provence,
Je crois que nous la protègerions,
Que nous n'accepterions pas les offences,
Que tant de personnes lui font.
Nous assurerions sa défense
.



Reviéundarian nosto lengo,
Renfourçarian nosto culturo,
An quéli causo, me sèmblo,
Ié dounarian mai d'auturo.

Nous ferions revivre notre langue,
Nous renforcerions notre culture,
A ces choses il me semble,
Nous donnerions plus d'importance, plus de valeur...






Disèn que l'aman nosto Prouvènço
Acò me fai rire e ploura,
De la veire dins la soufrènço,
Coume poudèn, nautre, la leissa ?
Nous disons aimer notre Provence,
Cela me fait rire et pleurer,
De la voir dans la souffrance,
Comment pouvons- nous la laisser ?



Ah! Se l'amavian nosto Prouvènço
Sarié pas dins aquel estat.
Ah! Se l'amavian nosto Prouvènço,
Pèr elo sauprian nous boulaga.     
Ah! Si nous l'aimions notre Provence,
Elle ne serait pas dans cet état.
Ah! Si nous l'aimions notre Provence,
Nous saurions, pour elle, nous remuer


R.A

 

Par R.A - Publié dans : réflexion
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Dimanche 18 mai 2008
Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais.
Par Pierre Dac - Publié dans : La pensée du jour
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Lundi 19 mai 2008

"Ah! soun poulit lis artisto! Sabès, aquéli gènt que, sufis que creson de saupre teni un pincèu o uno plumo o un cisèu o de saupre escala li quatre escalié d'un pountin de tiatre o di faire riseto à la camera...." (*)

(*)
Ah! ils sont beaux les artistes! Vous savez ces gens qui, sous prétexte qu'ils croient savoir tenir un pinceau ou un stylo ou monter les quatre escaliers d'une scène de théâtre ou sourire à une caméra... en viennent à s'imaginer qu'ils ont été envoyés par les dieux pour illuminer les pauvres mortels que nous sommes et leur éclairer les grandes questions philosophiques auxquelles, bien sûr, nous n'arrêtons pas de penser... !
Et de nous expliquer le monde, la société, de nous faire la leçon sur tout et la morale sur le reste, avec une épaisseur de bonne conscience... Et en avant alors pour les grandes déclarations généreuses sur le racisme, les pauvres immigrés, les pauvres tout court, la misère des SDF, des chômeurs, des éxilés de guerre, les génocides, bref sur le grand malheur du monde dont ils croient être les seuls à se soucier...

Mais lorsqu'on y regarde plus près, on a vite fait quand même de s'apercevoir que le malheur du monde qui semblait tant les préoccuper et qui leur ôtait le sommeil et l'appétit ne les empêche pas, finalement, de se rouler dans la soie des cocktails branchés, de faire les yeux doux aux milliardaires à la mode, de voyager avec les jet-setteurs à ray-ban, de s'envoler trois fois par semaine d'un Musée d'Art Moderne à l'autre aux quatre coins de la planète et de suivre avec attention les courbes du marché de l'art pour vérifier la côte de leurs derniers coups de pinceau...

Tiens, prenons BUREN par exemple... Vous savez, celui des Colonnes! Ces piliers rayés de noir et blanc que Jack Lang fit placer il y a plus de vingt ans dans la Cour d'Honneur (d'Horreur!) du Palais Royal à Paris comme un témoignage impérissable de la grandeur de l'art contemporain... Eh bien Daniel Buren vient, paraît-il, d'entrer dans une colère folle au prétexte que ce chef d'oeuvre immortel qui porte la réflexion artistique au niveau d'un camion jaune du BTP et d'une usine de pyjamas, ce chef d'oeuvre tomberait en ruine et commencerait une vieillesse difficile... Et vous savez quoi ? Buren demande un peu plus de trois millions d'euro pour restaurer ce champ de ruines que l'on ferait mieux, selon moi, de détruire complètement pour empierrer les routes...

Et le pire c'est que le Ministère de la Culture d'un Etat dont on nous dit que les caisses sont vides et qui souhaite pourtant faire du social, le Ministère de la Culture, de peur sans doute de passer pour un réactionnaire et passéiste a accepté ce projet de restauration et va sortir de ses caisses et de nos poches, deux milliards d'anciens francs pour rabibocher quatre mauvaises colonnes buréniques qui après vingt ans de vie sont déjà à l'agonie...

"Hoù ! Buren, hoù! Albanel, emé dous milliard, avès assaja de chifra lou pes de misèri dòu mounde que se poudrié aléugi e tambèn touto la bono counsciènci que sias en trin de ié passa à coustat ? ". (*)

(*) Ho! Burren, ho ! Albanel, avec deux milliards, vous avez essayé de calculer le poids de la misère du monde que l'on pourrait soulager et, accessoirement, toute la bonne conscience à côté de laquelle vous passez ?

Maiano, lou 15 de janvié de 2008
Reinié moucadèu
 

Par R.Moucadèu - Publié dans : Actualités
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Vendredi 23 mai 2008

Il semble que le dernier  des requins blancs ait disparu de la planète victime de la pollution, victime en réalité de l'homme, son besoin de croissance, d'augmentation de la consommation, sa volonté de vouloir toujours que plus élever son pouvoir d'achat, de préférer la quantité à la qualité de vie...

Bamb'u-yo, c'était le nom du dernier requin blanc, ne tenta même pas de se défendre face à l'homme : il avait perdu davance! Et puis, avait-il encore envie de vivre ? Il était seul, ses parents et amis étaient tous morts par la faute de l'homme. Alors pourquoi continuer à vivre ?

Bamb'u-yo, dans sa langue maternelle, cela voulait dire "requin fort". Fort, il ne l'était plus et sa belle langue maternelle avait disparu pour toujours. Il ne pouvait plus la parler avec personne.

On dit que peu avant sa mort, Bamb'u-yo vit un homme s'approcher de l'eau et vider un sac de produit. Bamb'u-yo ne savait pas trop lire mais il comprit que l'étiquette du sac disait :"poison". Les yeux du requin s'emplirent de larmes. Mais il n'en voulut pas à l'homme; il avait l'air d'un brave type. Il acceptait simplement sa défaite.
A ce moment là, Bamb'u-yo revit l'époque où il jouait avec d'autres petits requins blancs dans l'eau claire sous la surveillance bienveillante des vieux de sa famille. Ce fut sa dernière pensée, après il se retourna. Bamb'u-yo disparut, victime de l'homme.

Un jour l'homme disparaîtra, victime de lui-même.

Aqui poudèn pas dire "osco e longo mai" R A

Par Sendi - Publié dans : réflexion
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Dimanche 25 mai 2008

Reuters - Vendredi 23 mai, 11h00

PARIS (Reuters) - La panne de la consommation des ménages s'est confirmée au mois d'avril en France avec un recul inattendu de leurs dépenses en biens manufacturés qui augure d'un net ralentissement de l'activité au deuxième trimestre, estiment les économistes.

Les dépenses des ménages en produits manufacturés ont reculé de 0,8% au mois d'avril par rapport au mois précédent où elles avaient déjà chuté de 1,0% (-1,7% en première estimation).

Les vingt-huit économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un rebond de 0,7% des dépenses des ménages en produits manufacturés qui représentent environ un tiers de leur consommation totale.

Sur un an glissant, la hausse de la consommation des ménages est ramenée à +0,4%, son rythme de croissance le plus faible depuis août 2003.

En avril, seule la consommation de biens d'équipement du logement a augmenté (+1,6% par rapport au mois précédent). La baisse est en revanche très nette dans l'automobile (-2,6%) et surtout dans le textile (-3%).

"Ce n'est plus une alerte, c'est un changement d'orientation avec lequel il faudra désormais composer : la consommation des ménages lâche", estime Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès.

Depuis le début de cette année, trois mois sur quatre se sont soldés par une baisse des dépenses de consommation en biens durables.

"Toutes les conditions sont réunies pour que cette atonie de la consommation se prolonge au moins jusqu'à la fin du premier semestre", prévoit Alexander Law, économiste à l'institut Xerfi.

"L'inflation, qui ponctionne lourdement le pouvoir d'achat, restera autour de 3% jusqu'à l'été, sachant que la flambée du cours du baril fait peser un aléa haussier sur ce scénario", ajoute-t-il.

"SPIRALE INFERNALE"

"Comme par ailleurs le moral des ménages a poursuivi sa spirale infernale ces derniers mois, il est plus que probable que l'économie française doive se passer pour quelques temps encore du soutien des ménages", prévient-il.

"L'acquis de croissance pour la consommation de produits manufacturés s'établit pour l'heure, pour le deuxième trimestre, à -1%", selon Nicolas Bouzou.

"Autrement dit, selon toutes probabilités, la consommation totale des ménages va régresser sur la période. En supposant que la conjoncture allemande tirera moins les exportations françaises qu'en début d'année, la croissance ne devrait pas dépasser 0,2-0,3% au deuxième trimestre", estime-t-il.

"Il est trop tôt pour affirmer que la France est sortie saine et sauve des chocs qui secouent l'économie mondiale depuis l'année dernière", renchérit Alexander Law.

Dans ce contexte, "l'Elysée et le gouvernement ont été mal inspirés lorsqu'ils ont la semaine dernière, incité les économistes à retravailler leurs modèles de prévisions", ajoute Nicolas Bouzou.

L'exécutif s'est vivement félicité la semaine dernière de l'annonce par l'Insee d'une croissance de l'économie française meilleure que prévu au premier trimestre à +0,6% et d'une révision en hausse de 1,9% à 2,2% de la croissance sur l'ensemble de l'année 2007.

Le gouvernement a notamment fait valoir que ces performances confortaient la prévision d'une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre 1,7% et 2,0%, jugée optimiste par certains économistes.

"Les chiffres des dépenses en produits manufacturés confirment que la politique de soutien à la demande mise en oeuvre par le gouvernement depuis un an avec une trentaine de mesures en faveur du pouvoir d'achat n'a eu aucune prise sur la consommation", note toutefois Nicolas Bouzou.

Marc Joanny

Par M.Joanny - Publié dans : Lu dans la presse
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Mardi 3 juin 2008
Etre dans le vent : une ambition de feuille morte
Par Gustave Thibon - Publié dans : La pensée du jour
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Vendredi 6 juin 2008
La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire.
Par Sendi - Publié dans : La pensée du jour
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Lundi 9 juin 2008

C'est ce que l'on appelle de l'humour froid


  Dessin D.G

Par Sendi - Publié dans : coup de gueule
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Mardi 17 juin 2008

La bataille des 35h00 recommence!

Les 35h00 sont encore mises au banc de la société. Elles sont responsables de tous les maux : chômage, salaires en baisse, concurrence déloyale des autres pays etc, etc...

Que ce soit le gouvernement, les représentants de l'UMP ou les grands patrons, tous mentent pour asservir encore et davantage les classes laborieuses.
En effet :
 "La durée du travail est en moyenne de 34 heures par semaine aux Etats-Unis, à comparer avec une durée de 36 h en France, de 32 h en Grande-Bretagne et de 29 à 36 heures dans les principaux pays européens, pour l'ensemble des emplois à temps plein et à temps partiel. Ces valeurs peuvent surprendre. Elles proviennent pourtant des statistiques officielles de chaque pays.

(*)
Pour une durée légale du travail de 35 heures par semaine en France, la durée effective moyenne est de 39 heures pour les emplois à temps plein et 36,3 heures pour l'ensemble des emplois. Par comparaison, ces durées sont inférieures en Grande-Bretagne : 37,2 heures pour les emplois à temps complet et 31,7 heures pour l'ensemble des emplois. Elles sont aussi inférieures aux Etats-Unis et dans plusieurs pays en Europe".

Alors ? La France fainéante? Travailler plus pour gagner moins. Voilà ce que recherchent nos dirigeants.
Il ne faut pas se leurrer. Si la semaine de travail passe de 35h00 à 37 ou 39h00, les salaires eux, resteront figés sur 35h00 ! C'est déjà le cas dans de nombreuses entreprises.

Quant aux heures supplémentaires, parlons-en :

« Il faut que ceux qui veulent gagner plus, puissent travailler plus… »

 
Belle absurdité. Mieux : belle "entourloupe" !

Le texte prévoit que désormais le travail au-delà de 35h00 sera rémunéré 25% de plus que les heures normales quelle que soit la taille de l’entreprise.  (Allez-y voir si c’est appliqué dans les petites entreprises!).

Les heures supplémentaires seront dégrevées de cotisations salariales (environ 22%) et surtout de l’impôt sur le revenu. (Quel cadeau!).

C’est vraiment prendre les gens pour des billes ! Les salariés ne seront jamais libres de travailler plus. Vous connaissez une entreprise où le salarié dit à son patron : « Bonsoir patron, vous pouvez y aller, je fermerai la porte, vous inquiétez pas, je finis mon job et rentrerai vers 23h00 à la maison… » ?

Les heures supplémentaires relèvent bien évidemment de la seule décision de l’employeur. Il est fort à parier que le nombre actuel de travailleurs effectuant des heures sup. (environ 30%) ne bougera pas d’un iota. En outre, malgré le coût que ce projet représente pour l’état (6 milliards d’euros), leur gain  en revenu disponible sera faible : 0,6% s’ils travaillent à temps plein et 0,02% s’ils travaillent à temps partiel. (cf : étude des économistes de la banque HSBC).

 

En revanche le cadeau pour les contribuables les plus aisés est considérable. Sans effort supplémentaire les 10% les plus riches se partageront la moitié des 13 milliards d’euros que représente le « paquet fiscal » en réduction, voire en suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et les successions.

 

C’est la justice de nos nouveaux gouvernants !


Riposte  le 19/08/2008

Un lecteur que je remercie pour avoir consacré du temps à parcourir mon blog, me fait parvenir un document
- de Jacques Marseille professeur d’économie à la Sorbonne - sous forme de tableaux comparatifs entre pays (document que je ne peux malheureusement pas publier avec la version d’over-blog que j'utilise, format du fichier oblige), apportant la contradiction à l'étude sur laquelle repose ma réflexion.
 

 

Il ressort tout de même de ce document intitulé : Les Stats du Professeur Marseille.

"Pour la France, le compte n’est pas bon. La collection de tableaux commentés (plus d’une centaine!) que présente Jacques Marseille, dans son dernier ouvrage renvoie une image trouble du pays. Certes il y a matière à optimisme quand Marseille fait parler les statistiques sur la fécondité ou sur l’attrait que la France exerce sur les investissements étrangers. Mais on butte aussi rapidement sur les maux du pays. Le pouvoir d’achat stagne. Le nombre de smicards en proportion des salariés est le plus élevé d’Europe. Un mauvais bilan symbolisé par le fait que la France est au cours des dernières années le pays européen qui s’est révélé le plus incapable de réduire son endettement public. Pas étonnant, dans ces conditions, que les classes moyennes s’inquiètent et que le pays tout entier broie du noir : la consommation d’antidépresseurs a été multipliée par cinq depuis 1980. Jacques Marseille ne prétend pas avoir réponse à tout. Mais, avec ses tableaux, il nous offre des pistes. La crise du logement social ? Saviez-vous que c’est sous le gouvernement Jospin que la France a interrompu son effort de construction ? Les 35h00 ? C’est à elles que l’on doit le record de la France qui est l’un des pays d’Europe où l’on travaille le moins.(*) (Mais qui a le plus haut rendement par individu! NDLR).

Vous avez dit stagnation ? Marseille parle, lui, de traumatisme : les Français n’ont plus confiance dans leurs hommes politiques. La démocratie est en risque. Une bonne raison de se plonger dans les statistiques du professeur ".


(*) La contradiction provient très certainement de la prise en compte de différents paramètres qui entrent en jeu pour les calculs. N'empêche que l'analyse du professeur laisse un goût amer sur la situation de la France.
Et je continue et persiste à croire que l'allongement de la durée du travail n'apportera rien de plus, ni à la relance de l'économie du pays, ni aux salariés eux-mêmes ! Il n'y a qu'à voir la situation dans laquelle se trouvent actuellement les pays européens référents (Espagne, Italie, Grande Bretagne...). Elle n'est pas plus brillante! Quant à la qualité de vie (santé, famille, enfants...) de tout un chacun elle y perdra très certainement.
C'est un paramètre que l'on a tendance à négliger, voire occulter dans cette société de rendement.

 
C’est la société ultra libérale qui est malade et la mondialisation qui paupérise toutes les populations. Alors "travailler plus pour gagner plus" ne veut rien dire en cette période de forte récession, pardon, de ralentissement comme vient de dire, avec la sempiternelle langue de bois, notre premier Ministre.

Par Sendi - Publié dans : réflexion
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Jeudi 3 juillet 2008

Les "vacances", c'est sympathique, mais c'est surtout très politique ! Et si, à l'heure du "travailler plus pour gagner plus", la gauche repensait le droit aux vacances ?


 

Les "Sans-vacances", c'est un de ces sujets qui revient tous les ans sans réelle réaction politique...Pourtant, consacrées par plusieurs textes législatifs, les vacances sont un DROIT pour tous.

Un droit bien malmené, si l'on en juge par le nombre anormal - et croissant - des "sans-vacances". Selon un sondage Ifop publié dans l'Humanité fin juillet, 42% des Français ne prennent pas de vacances l’été, soit une augmentation de 10% depuis 2005. Et l'Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (OVLEJ) estime à trois millions le nombre d'enfants qui ne partent pas en vacances l'été chaque année en France.


(NDLR)         A part ça :                          

… « tout va très bien Madaaaame la Marquiseueueueueu… Tout va très bien, tout vaaaaaaa très bien…»


Le changement est en marche (à sens inverse cela s’ entend !). Désormais l'avenir et le progrès social sont derrière nous !

La gauche doit repenser la question des vacances, des loisirs et du temps libre, car ces questions, profondément liées au bonheur et à l'émancipation des citoyens, font partie de sa carte d'identité politique, de son code génétique.


Par Sendi - Publié dans : Lu dans la presse
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Jeudi 10 juillet 2008

U n trésor fabuleux découvert dans le Rhône par l'équipe de l'archéologue Luc LONG responsable des fouilles subaquatiques et sous-marines (DRRASM). C'est l'une des plus importantes découvertes archéologiques au monde : le buste de Jules César.

Le buste aurait été réalisé, aux dires des spécialistes, du vivant du dictateur entre 49 et 46 av JC. Ce qui en fait aujourd'hui, le portrait le plus ancien.
Il livre pour la première fois depuis 2000 ans, le vrai visage de Jules César  qui a fondé Arles en 46 ac JC.

Il n'existe qu'une vingtaine de portraits dans le monde. Cette découverte est un legs fabuleux pour les générations futures.

Le buste avec une centaine d'autres trésors antiques vont rejoindre les collections du Musée Départemental de l'Arles Antique, après avoir été restaurés.

Par XXX - Publié dans : Lu dans la presse
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Lundi 21 juillet 2008
Le passé, c'est un oeuf cassé. L'avenir, c'est un oeuf couvé.
Par X - Publié dans : La pensée du jour
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Mercredi 23 juillet 2008

Soun-ti vertadieramen li memo ?

 

Li causo que vese, aquéli que veses,

soun-t-i vertadieramen li memo ?

Aquéli que vèi lou paure, aquéli que lou riche vèi,

Podon-ti èstre li memo ? …

...Regarda lou meme e veire diferentamen,

Acò depènd de ma peno, acò depènd dóu moumen,

D’uno grando tristesso, d’uno prefoundo gau,

Dins tis iue l’alegresso, es acò que me fau...

Es d’acò qu’ai besoun, e en touto sesoun,

Vèire coume tu, en regardant l’ourisoun…

 

Quand lis ome miraman e veiran parié,
Quand vesènt l’óulivié, tóuti veiran l’óulivié,

Quand vesènt l’amelié, tóuti veiran l’amelié,

Aquéu jour l’umanita sourtira de sa foulié…  R.A

 



     


«
 Les choses que je vois, celles que tu vois

Sont-elles véritablement les mêmes ?

Celles que voit le pauvre, celles que le riche voit,

Peuvent-elles être les mêmes ?

 

Regarder pareil et voir différemment,

Cela dépend de ma peine, cela dépend du moment

D’une grande tristesse, d’une profonde joie,

Dans tes yeux l’alégresse, c’est cela qu’il me faut…

Et de la cela dont j’ai besoin, et en toute saison,

Voir comme toi, en regardant l’horizon…

 

Quand les hommes regarderont et verront pareil,

Quand voyant l’olivier, tous verront l’olivier,

Quand voyant l’amandier, tous verront l’amandier,

Ce jour-là, de sa folie, sortira l’humanité. » R.A

Par R.A - Publié dans : réflexion
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Vendredi 25 juillet 2008
... Lis afama que barbelavon,
I'a coumoula si plen granié
E li riche que se gounflavon
Lis a bandi sèns un denié !
Acò` 's bèn di...mai pèr ço qu'es de lou metre en pratico ? Poudèn pas desvesti Pau pèr vesti Pèire mai, quand meme, trouvas pas que n'i'a qu'an trop de causo e d'autre pas proun ?

                                                              oooOooo

"...
Il a rempli les greniers
de ceux qui étaient en manque
et il a laissé sans un denier
les riches qui se "gonflaient" !
Cela est bien dit...mais la mise en pratique ? On ne peut pas dévêtir Paul pour habiller Pierre mais, quand même, ne trouvez-vous pas que certains ont trop de choses et d'autres pas assez" ?
Par Sendi - Publié dans : réflexion
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